Une entreprise artisanale d'électricité créée en 2011
L'essentiel
Depuis 2011, nous dépannons et reprenons des installations électriques dans six départements, chez des particuliers pour l'essentiel et dans des locaux professionnels. Ce que nous ouvrons le plus souvent, ce sont des tableaux posés il y a trente à cinquante ans, jamais repris depuis.
Le terrain sur lequel nous travaillons
Nous travaillons dans 6 départements : Aisne (02), Eure (27), Eure-et-Loir (28), Oise (60), Seine-Maritime (76), Somme (80). C'est une couronne de campagne et de petites villes autour de l'Île-de-France, sans grande métropole, où l'habitat est surtout individuel.
Ce territoire dessine notre quotidien. Beaucoup de maisons y ont été construites ou électrifiées avant que la terre et les différentiels ne deviennent la règle, puis agrandies, cloisonnées, chauffées à l'électrique, sans que personne ne reprenne l'installation d'origine. Nous arrivons donc rarement devant un ouvrage documenté : pas de plan, pas de schéma, un repérage au feutre quand il existe.
Ce que nous trouvons derrière les capots
Les photographies en bas de cette page viennent de nos chantiers. Elles ne sont pas là pour décorer : elles montrent ce qui compose réellement le parc sur lequel nous travaillons.
On y voit des coupe-circuits à fusibles vissés sur une planche de bois, des tableaux d'abonné mélangeant fusibles et disjoncteurs de générations différentes, des borniers de terre ajoutés après coup. On y voit aussi des tableaux récents, raccordés au peigne et repérés, parce qu'une partie du travail consiste précisément à faire passer les premiers à l'état des seconds.
C'est le cœur de notre activité : l'existant. Nous ne posons pas des installations neuves en lotissement, nous reprenons des installations en service, avec des gens qui habitent le logement et qui doivent pouvoir s'en servir le soir même.
Protéger les personnes, protéger les circuits : deux fonctions distinctes
C'est la distinction qui explique la plupart des malentendus, et elle se lit sur le tableau. L'interrupteur différentiel protège les personnes : il compare le courant qui part à celui qui revient, et coupe dès qu'une fraction s'échappe par ailleurs, par la terre ou par quelqu'un. Le disjoncteur divisionnaire protège le câble : il coupe quand le circuit tire plus que sa section ne supporte, ou en cas de court-circuit.
Deux protections, deux causes. Un différentiel qui déclenche signale une fuite à la terre, donc un défaut d'isolement, très souvent dans un appareil (chauffe-eau, lave-linge, plaque de cuisson) ou dans un circuit exposé à l'humidité. Un disjoncteur qui déclenche seul signale au contraire une surcharge ou un court-circuit sur son circuit à lui. Savoir lequel des deux a sauté partage donc la recherche en deux avant même d'ouvrir le tableau.
Le corollaire est moins connu, et il pèse lourd dans notre secteur : sans prise de terre correcte, le différentiel ne peut pas jouer son rôle. Une installation ancienne peut donc fonctionner des années sans jamais déclencher, non parce qu'elle est saine, mais parce que rien n'est en place pour détecter le défaut.
Comment nous cherchons une panne
Un défaut se cherche par élimination, circuit par circuit, et non à l'endroit où la gêne se manifeste. Nous coupons les départs, rétablissons la protection amont, puis remontons les circuits un à un jusqu'à retrouver celui qui fait déclencher. Le circuit isolé, on recommence à l'intérieur : les appareils raccordés, puis le câblage.
Certains défauts ne se présentent pas au moment où l'on est là. Une fuite d'isolement qui n'apparaît qu'après une averse, un déclenchement qui survient en fin de cycle de lavage ou quand le chauffe-eau se met en route la nuit : ces cas se prennent à la mesure d'isolement, qui révèle un circuit affaibli avant qu'il ne déclenche, plutôt qu'en attendant la prochaine coupure.
Sur une installation ancienne, la difficulté vient rarement du défaut lui-même : elle vient de la répartition. Des circuits qui se chevauchent, une prise reprise sur l'éclairage, une extension greffée sur un départ existant, et la panne cesse de suivre les frontières annoncées par le tableau. C'est là que le repérage se refait, souvent pour la première fois depuis la pose.
Ce qui doit être traité, ce qui peut attendre
Sur du parc ancien, tout remettre à neuf d'un coup est rarement nécessaire et presque jamais finançable. Nous séparons donc ce qui présente un risque (absence de terre, conducteurs dégradés, circuits de salle d'eau non protégés), ce qui va lâcher à court terme, et ce qui relève du confort.
Cette hiérarchie est ce qui rend une reprise possible : elle s'échelonne. Un tableau peut être remis en sécurité en une intervention, la terre reprise ensuite, les circuits redécoupés au fil des travaux de la maison.
Ce que nous ne revendiquons pas et ce que nous ne faisons pas
Le comptage, le disjoncteur de branchement et le raccordement au réseau public ne nous appartiennent pas : ils relèvent du gestionnaire de réseau et de votre fournisseur. Nous n'y touchons pas, et quand la panne se situe là, nous le disons plutôt que d'ouvrir un chantier inutile.
Nous n'avons ni partenariat, ni agrément, ni statut officiel auprès d'un fabricant. Les marques de matériel citées sur ce site servent à identifier un équipement, jamais à laisser croire à une accréditation.
Nous ne réalisons pas la maçonnerie ni les reprises de finition que supposent des saignées importantes : une rénovation lourde se coordonne avec les entreprises dont c'est le métier.
Des tableaux vus en intervention
Photographies prises lors de nos interventions.
Ce que l'on nous demande sur notre façon de travailler
Ces questions portent sur notre terrain d'intervention, sur l'âge des installations que nous reprenons et sur la façon dont nous protégeons un logement ancien. Les réponses prolongent ce que décrit cette page.
Travaillez-vous sur des installations neuves ?
Faut-il tout refaire quand une installation a quarante ans ?
Le différentiel saute dès que je réarme : qu'est-ce que cela veut dire ?
Où intervenez-vous ?
Peut-on ajouter des différentiels sans changer tout le tableau ?
Faire établir un devis
Un diagnostic précis évite de remplacer une pièce qui pouvait encore être réparée.
Devis gratuit, sans engagement.